Normes pour des contrôles efficaces

C’est bien connu, la pratique du dopage est interdite à tout sportif. Pour lutter efficacement contre ce fléau, des contrôles peuvent être réalisés en tout temps et en tout lieu, tant en compétition qu’à l’entraînement, avant, pendant ou après ceux-ci. Ces contrôles peuvent donc s’effectuer dans tous les milieux, y compris ceux où le sport se pratique de façon non encadrée, comme les piscines, les salles de fitness,…

Vous l’aurez compris, le dopage, c’est l’affaire de tous !

Qu’ils prennent la forme de prélèvements d’échantillons d’urines, de sang, de salive ou de cheveux du sportif, les contrôles antidopage sont soumis à des règles strictes en termes de prélèvement, de conservation, de transport et d’analyse. Ces mesures, édictées par le Gouvernement de la Communauté française et l’Agence mondiale antidopage (AMA), impliquent notamment la mise à disposition de locaux adéquats.

Petit rappel des exigences en la matière.

Les exigences en termes d’installation

L’organisateur d’une compétition sportive est tenu de mettre à disposition un lieu approprié à l’installation d’un poste de contrôle de dopage qui réponde aux règles édictées. Conformément à ces règles, les exigences de base pour le poste de contrôle de dopage sont le respect de l’intimité du sportif et l’usage exclusif pour le contrôle antidopage.

L’AMA et la Communauté française précisent également que le local utilisé doit en outre répondre aux critères suivants :

  • Préserver la confidentialité ;
  • Présenter toutes les garanties d’hygiène et de sécurité du prélèvement ;
  • N’être accessible qu’au personnel autorisé ;
  • Être suffisamment sécurisé pour l’entreposage des équipements et le recueil des échantillons ;
  • Disposer d’une table et de chaises permettant de remplir les formulaires ;
  • Etre muni de toilettes « privées » à l’intérieur même du local ou être attenant aux toilettes pour la fourniture des échantillons. Idéalement, ces toilettes devraient être suffisamment grandes pour laisser place au sportif et à un témoin ;
  • Etre suffisamment grand pour accueillir le sportif, le représentant du sportif et le personnel de prélèvement des échantillons ;
  • Etre situé à proximité du terrain et des lieux où les sportifs se verront notifier les contrôles.

Pour le prélèvement d’échantillons sanguins, outre les dispositions ci-dessus, le local devra également répondre aux conditions suivantes :

  • Respecter des normes élevées de salubrité ;
  • Disposer d’une ventilation et d’un éclairage adéquat ;
  • Disposer d’une chaise confortable ou d’un lit pour la fourniture des échantillons et pour tout soin requis après celle-ci ;
  • Disposer d’un réfrigérateur ou d’une glacière.

Quel matériel pour les prélèvements ?

Seuls peuvent être utilisés, pour le prélèvement des échantillons prévus, les récipients collecteurs, flacons, éprouvettes, récipients et conteneurs d’expédition fournis par la Communauté française. Le matériel de prélèvement doit être fourni en quantité suffisante que pour permettre un choix par le sportif contrôlé.

Qui peut assister aux contrôles ?

Les contrôles sont effectués par des membres du personnel de la Communauté française ayant la qualité d’officier de police judiciaire, accompagnés, s’ils ne sont pas docteurs en médecine, de médecins agréés.

Ne peuvent se trouver dans le local de prélèvement d’échantillons que le médecin chargé des prélèvements, son assistant éventuel, le sportif concerné et son accompagnateur éventuel. Seul le médecin chargé du prélèvement ou son assistant éventuel pourra être présent lorsque le sportif urinera. Le médecin ou l’assistant éventuel sera du même genre que l’athlète.

Le médecin délégué pour la surveillance des contrôles antidopage par une fédération sportive internationale, nationale ou reconnue par la Communauté française peut également être présent dans le local de prélèvements.

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